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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 24, 2017 1:27 pm
    Bonsoir expert! Sachant que l'humanité est menacé par le changement climatique en quoi l'agroforesterie peut -elle contribuer à l'atténuation de ses effets? Assumpta
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 24, 2017 3:24 am
    Bonjour Monsieur l'expert. L'agroforesterie présente des avantages énormes dans la conservation des eaux et des sols en général et plus particulièrement au Burundi. Ma question est de savoir quelle stratégie à adopter pour une vulgarisation intense dans toutes les exploitations agricoles du pays ?
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    Cyrille Hicintuka, May 24, 2017 7:29 am
    Dear Assumpta
    Afin de pouvoir inverser le processus de dégradation ou remédier à ses impacts, une gestion rationnelle des ressources naturelles, notamment la terre et l’eau, est indispensable. Telle que définie lors du sommet de la Terre à Rio en 1992, « La GDT peut être définie comme l’utilisation des ressources en terres, notamment des sols, de l’eau, des animaux et des plantes pour produire des biens et satisfaire les besoins humains sans cesse croissant, tout en préservant leur potentiel de production à long terme et leurs fonctions dans l’environnement ». (Sommet de la planète Terre des Nations Unies, 1992); il est donc essentiel de comprendre les caractéristiques des ressources naturelles, des écosystèmes individuels et leurs processus, les caractéristiques socioéconomiques et culturelles de ceux qui vivent et/ou dépendent des ressources des écosystèmes, les fonctions et services environnementaux apportés par des écosystèmes sains, les contraintes et opportunités liés à l’utilisation des ressources naturelles d’un écosystème pour répondre aux besoins économiques et au bien-être de la population.

    La promotion de l`éducation environnementale. Il y a la nécessité de renforcer la participation des ruraux à la gestion durable des terres. La lutte contre la dégradation des terres ne concerne pas seulement un acteur. Tous les acteurs doivent y contribuer de manière concertée, cohérente, coordonnée. Les organisations socioprofessionnelles, les communautés locales en particulier les jeunes et les femmes y ont un rôle important à jouer. Pour ce faire, elles doivent avoir les capacités nécessaires pour susciter les changements qu’impose la situation actuelle. Il faut partir de l’analyse d’un contexte changeant qui induit auprès des responsables paysans et des élus locaux, la nécessité d’en comprendre les enjeux et de développer en conséquence des capacités stratégiques.
    Cette formation/éducation en matière de gestion durable des terres permettrait aux communautés de : (i) Mettre en évidence les enjeux stratégiques et les défis de la gouvernance locale en matière de gestion durable et équitable des ressources naturelles ; (ii) Construire une vision actualisée et socialisée du développement local à partir notamment de l’état des ressources naturelles, de la productivité des exploitations familiales et des dynamiques économiques locales ; (iii) Formuler des orientations stratégiques et des plans opérationnels en matière de gestion durable et équitable des ressources naturelles ; (iv) Construire des stratégies de communication et de négociation en vue de mobiliser les acteurs et les ressources nécessaires à une gestion durable et équitable des ressources naturelles.
    La promotion de la bonne gouvernance des ressources naturelles. Il est possible de redynamiser des processus sociaux d’apprentissage adaptatif pour mobiliser les communautés pauvres à adopter des technologies de gestion de ressources naturelles. Il existe des bonnes perspectives de consolider les changements accomplis et de les porter à l’échelle (scaling up), mais aussi d’impulser d’autres changements dans le domaine de génération des revenus, diversité alimentaire et nutrition, et accès aux ressources. Cependant, il est important de développer des mécanismes appropriés de compensation des efforts des paysans, pouvant jouer le rôle de facteurs motivant et qui peuvent faciliter leur implication dans la mise en œuvre des projets de gestion des ressources naturelles et de ceux de développement.
    L’implication des populations locales dans le processus d’un projet accroît leur responsabilisation. Les membres bien formés et devenus compétitifs peuvent jouer des grands rôles dans la durabilisation des effets des projets de développement. Si on est engagé et déterminé en groupes, on peut faire un travail de haute qualité ; on peut s’améliorer mutuellement et améliorer ses manières de travailler à partir des expériences réussies des autres.
    Il est crucial donc de conduire un plaidoyer auprès des décideurs nationaux pour qu’une loi nationale reconnaisse la cogestion des RN publics ou collectifs par les communautés. Il est donc recommandé d’améliorer le mécanisme de plaidoyer au niveau des autorités locales intéressées par la thématique et au niveau national. Il faut promouvoir des approches participatives multi-institutionnelles pour la bonne gouvernance des ressources naturelles collectives surtout dans les sociétés post-conflits.
    Une stratégie de communication visant à promouvoir la gestion durable des terres avec pour les objectifs spécifiques de (i) Contribuer à une large diffusion des bonnes pratiques de gestion durable des terres et des ressources naturelles ainsi que leur appropriation effective par l’ensemble des acteurs du développement ; (ii) Renforcer les capacités techniques et ou opérationnelles des différents acteurs en matière de bonnes pratiques de gestion durable des terres ; (iii) Contribuer à intégrer les bonnes pratiques de gestion durable des terres dans les politiques de développement et de lutte contre la pauvreté.
    Le changement de comportements des acteurs locaux. Ce changement se traduit par leur mobilisation et leur engagement à construire de nouveaux rapports et de nouvelles perspectives : (i) L’utilisation rationnelle des ressources naturelles est devenue un credo dans les communautés rurales ; (ii) Les acteurs de base reconnaissent les insuffisances stratégiques de leurs Plans Locaux de Développement et s’engagent progressivement à y apporter les avenants concernant la gestion durable des terres ; (iii) Les relations entre les différents acteurs et les services techniques locaux se consolident de plus en plus ; (iv) Emergence d’une meilleure collaboration entre les décideurs, les services techniques et les communautés.
    Enfin, des investissements importants dans la lutte contre la dégradation des ressources naturelles. Les décideurs politiques prendraient bien conscience que la survie de la population burundaise actuelle et future dépend de la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles et de l’environnement. Dans ce cas, ils vont mobiliser les ressources intérieures et extérieures nécessaires pour mettre en œuvre les politiques déjà conçues en matière de gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement.
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 22, 2017 7:02 am
    Bonjour Mr l'expert! Le Burundi est subdivisée en des régions agro- écologiques différentes. Pourriez-vous nous donner la liste des espèces agroforestières qui s'adaptent respectivement à ces régions? Quelles leurs utilisations concrètes qui puissent motiver les exploitants agricoles à les planter? Bonne réception. Assumpta Marie KANYANGE
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 22, 2017 7:01 am
    Bonjour Mr l'expert! Le Burundi est subdivisée en des régions agro- écologiques différentes. Pourriez-vous nous donner la liste des espèces agroforestières qui s'adaptent respectivement à ces régions? Quelles leurs utilisations concrètes qui puissent motiver les exploitants agricoles à les planter? Bonne réception. Assumpta Marie KANYANGE
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 22, 2017 7:01 am
    Bonjour Mr l'expert! Le Burundi est subdivisée en des régions agro- écologiques différentes. Pourriez-vous nous donner la liste des espèces agroforestières qui s'adaptent respectivement à ces régions? Quelles leurs utilisations concrètes qui puissent motiver les exploitants agricoles à les planter? Bonne réception. Assumpta Marie KANYANGE
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 22, 2017 7:01 am
    Bonjour Mr l'expert! Le Burundi est subdivisée en des régions agro- écologiques différentes. Pourriez-vous nous donner la liste des espèces agroforestières qui s'adaptent respectivement à ces régions? Quelles leurs utilisations concrètes qui puissent motiver les exploitants agricoles à les planter? Bonne réception. Assumpta Marie KANYANGE
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 21, 2017 7:40 am
    Bonjour les collègues ! Monsieur Cyrille, l'agroforesterie peut facilement s'appliquer dans les exploitations agricoles. Mais il a été constaté que ces pratiques sont souvent abandonnées par les exploitants. Comment aider la population pour les garder et les conduire de façon durable ? Bonne compréhension. Assumpta Marie.
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 21, 2017 7:40 am
    Bonjour les collègues ! Monsieur Cyrille, l'agroforesterie peut facilement s'appliquer dans les exploitations agricoles. Mais il a été constaté que ces pratiques sont souvent abandonnées par les exploitants. Comment aider la population pour les garder et les conduire de façon durable ? Bonne compréhension. Assumpta Marie.
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  • Evariste RUFUGUTA, May 05, 2017 3:30 am
    1. Vue que nous avons au Burundi cinq régions agroécologique distincts, est ce que nous avons des espèces agroforestières autochtones qu’on peut multiplier et restaurer ces écosystèmes en voie de dégradation ? 2. Quel est le(s) modèle(s) agroforestières à proposer aux populations pour la promotion de l’agroforesterie ? 3. Est-ce que l’inventaire et le mode de multiplication des espèces agroforestières autochtones et exhautiques est connue au Burundi ?
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    Cyrille Hicintuka, May 18, 2017 11:53 am
    Dear Evariste

    Veuillez trouver les reponses que je propose pour partage et complément. Je suis allé question par question.

    1. Vue que nous avons au Burundi cinq régions agroécologique distincts, est ce que nous avons des espèces agroforestières autochtones qu’on peut multiplier et restaurer ces écosystèmes en voie de dégradation ?

    J`ai analyse avec attention votre question que je trouve intéressante. Les documents à ma disposition m`ont permis de vous offrir une liste presque détaillée de différents arbres et arbustes naturels ou naturalisés dans le document de : "Synthèse des recherches forestières effectuées au Burundi" de Anne De Ligne, page 167 et168; AGCD, 1987 et "L`Agroforesterie des régions d`altitude au Burundi"; Hendrik HOSTE, AGCD, 1996. Publication du service agricole n° 36. Pages 101 à 115)

    2. Quel est le(s) modèle(s) agro forestières à proposer aux populations pour la promotion de l’agroforesterie ?

    Au Burundi, les services gouvernementaux et des ONG s’affairent depuis plusieurs années à diffuser des techniques agroforestières en milieu rural en l’implantation de
    différentes espèces ligneuses associées à des herbes fixatrices pour former des haies antiérosives
    sur les parcelles cultivées mais l`impact reste faible. Pourtant cette technique permet non seulement de lutter efficacement contre l’érosion, problème majeur dans le pays, mais aussi de maintenir et d’accroître la fertilité des terres cultivées, en plus d’augmenter l’autosuffisance des ménages en fourrage et en bois de chauffe (FAO, 2008).
    Il nous faut un modèle agroforestier plus à même de mener à une application plus efficiente des techniques agroforestières connues en milieu rural, tenant compte des conditions pédologiques, climatiques sans ignorer sa valorisation socio-économique pour arriver à changer les conditions de vie des agri-éleveurs. Autrement dit, il nous faut un modèle agroforestier capable de générer des bénéfices palpables pour les agri-éleveurs sans oublier les intérêts environnementaux souvent non perceptibles pour cette catégorie des gens. En plus de cela il nous faut une bonne communication sur les activités qui sont en train de se réaliser sur terrain et l’expression des savoirs des agriculteurs et leur utilisation complémentaire au savoir des agents techniques.
    Permettez-moi, Evariste de vous partager ma première réaction, en anglais, sur les causes de non adoption des bonnes pratiques déjà bien connues. C`était en anglais et la traduit en français:
    ̋ Nous devons d'abord montrer l'importance de ces pratiques, les avantages apportés par ces innovations en termes de chiffres, l'organisation de la chaîne de valeur agroforestière en termes d'argent. Nous devons également obtenir un soutien technique et financier.
    Bien que les services écosystémiques soient connus, il n'est pas facile de comprendre leur profondeur scientifique ni la portée environnementale de ceci.

    Nous avons besoin d'une plus grande diffusion de l'information, des sites agroforestiers qui mettent en évidence tout ce qui peut améliorer les conditions socio-économiques des petits agriculteurs. De cette façon, les probabilités de conversion en agroforesterie sont maximisées.

    Il existe également un besoin d'infrastructure pour commercialiser des produits agroforestiers.
    D'autre part, une proportion très élevée d'agriculteurs dans le pays et les autres pays n`ont pas des droits fonciers reconnus juridiquement. Le manque de droits de propriété limite l'adoption de l'agroforesterie (Caveness et Kurtz, 1993).
    Les principales raisons à cela sont le manque de ressources disponibles, l'insécurité en termes d'accès futur à la terre et les restrictions imposées aux plantations sur les locataires (Neef et Heidhues, 1994)̋.

    3. Est-ce que l’inventaire et le mode de multiplication des espèces agroforestières autochtones et exotiques est connue au Burundi ?
    Pour l`inventaire en termes d`espèces, presque toutes les espèces sont inventoriées mais pas en termes de volume de production surtout pour les espèces autochtones.

    Pour la multiplication, la majorité des espèces autochtones se multiplient végétativement mais il y en a d`autres qui nécessiteront de grands travaux de recherche pour leur germination et les exigences en croissance. Leur croissance se faisait dans un milieu forestier qu`il est souvent difficile de reproduire!!! Les modes de multiplication et les volumes de production des espèces exotiques sont bien connus des techniciens de l`art mais pas des agriculteurs qui sont au finish les utilisateurs directs.


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    Evariste RUFUGUTA, May 19, 2017 5:59 am
    Thank you for all informations to the tree questions. I will come to you after
    Thanks agains
    Evariste
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  • Marie Assumpta KANYANGE, May 02, 2017 4:50 am
    Mes Salutations à tous les membres de la plateforme SLM, Monsieur Cyrille et William,je vous en remercie grandement des réponses combien riches et constructives. Comment les idées échangées sur cette plateforme pourraient inspirer les décideurs techniques et politiques pour que nos contributions soient effectives et traduites en acte? Bonne recéption. Marie Assumpta KANYANGE- BURUNDI
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